Le Blog "Ressources"

C'est ici que vous trouverez les référents essentiels de Touches de Vie qui pourront faire source et ressource tout au long de votre parcours personnel. Vous y lirez des textes explicatifs, vous y visionnerez des vidéos, vous aurez aussi une bibliographie commentée et bien d'autres choses encore.
 

Vidéo de l'atelier de Pleine Présence Sensitive

Prenez le temps de visionner la vidéo de notre atelier, filmé avec des volontaires. Un grand merci à Elodie, Nicole, Dominique, Maryse et Diane

Suivez le lien youtube :             https://www.youtube.com/watch?v=UHs-6CTEKE4

 

 

 

 

 

L'épreuve du cancer

 

 

Le crabe

 

 

 

Fibres sensibles.

 

Fibres sensibles

 

 

 

Atelier de Pleine Présence Sensitive ; qu'en disent les participants ?

« Juste après notre séance  : en forme, sensation d'avoir bien bougé. J'ai surtout senti la force du groupe, des émotions inattendues : très intéressant. D'où je confirme que cet accès là est super puissant... A poursuivre en tous cas. Et bien sûr la découverte de la musique et tout ce qu'elle permet. Et les jeux avec les accessoires, défilé et autres : que de surprises, et très vite on se lâche, bon sang, ça fait du bien... Quel programme ! » Annie 

« Merci de nous avoir accueillies mon amie et moi dans l'atelier "Zen, mouvement et santé". Je crois qu'elle comme moi avons apprécié la qualité et la variété de votre approche. Après cette séance, nous nous sentions bien et relaxées. » Colette 

« Un tout grand merci à vous de nous avoir donné l’occasion de goûter à vos activités, ce fut un vrai moment de plaisir et de découverte pour ma part ! » Isabelle 

« Merci à vous deux et aux participants ! Chouette expérience, détente, rire et lâcher-prise » Dominique 

« J’ai adoré la diversité des exercices et leur originalité » Agnès 

« Coucou Touches de vie, j’ai trouvé la séance très intéressante, parfois intimidante aussi ;-) Je diffuserai bien entendu ! » Maryse 

« Encore un grand merci pour vendredi, c'était super chouette votre atelier :) ça déconnecte complètement ! » Elodie

« L’Atelier m’a appris à exprimer avec des gestes et avec mon corps ce que la parole ne sait pas dire, à accepter une souffrance tout en déchargeant mes tensions négatives, à lâcher-prise. Le groupe offre un support-guide : on y apprend à faire confiance et à partager nos joies et nos douleurs. Donner et recevoir, retrouver le plaisir de jouer comme quand nous étions enfant. Cet atelier m’a permis de comprendre les passages douloureux de ma vie, de les accepter et de pouvoir en parler aujourd’hui sans douleur » Brigitte

Le développement psycho-corporel

Le développement psycho-corporel consiste en un ensemble de techniques utilisées dans le but de développer une pleine présence sensitive.

La séance débute par un « sentir debout, partout à la fois au même instant » et elle se termine souvent par le même travail de conscience verticale. Notre mental et notre égo aiment à nous compliquer la tâche et à brouiller les pistes. Revenons donc à la sensation globale et archaïque de notre présence. Retournons à notre unité première et à notre cohérence sensitive. Il s’agit déjà d’un moment de méditation en pleine conscience.

Mais entre les deux « sentir debout », il y a toute une série d’explorations plus horizontales : respirer amplement dans toutes nos cellules, se laisser porter, détoxifier nos organes, faire circuler notre énergie, se mettre à l’écoute de notre second cerveau. 

Nous commençons par nous laisser respirer car c’est une source essentielle d’énergie, aux côtés de l’alimentation (ce que nous mangeons et ce que nous buvons) et de l’information. C’est avant tout la qualité du souffle qui importe pour réguler l’émotionnel, le psychique et le physique par voie neurovégétative, c’est aussi par là que s’ouvre le processus de méditation et/ou de relaxation profonde. Nous découvrons comment respirer du vertex jusqu’au périnée et comment demeurer au niveau des sensations. 

S’enclenche alors le psychopéristaltisme, que nous pouvons encore faciliter par un travail de portance cranio-sacrée. C’est Gerda Boyesen qui a découvert cela : que nos intestins ont à la fois une fonction physiologique (l’assimilation des nutriments) et une fonction émotionnelle (digérer l’excédent de stress ou l’énergie résiduelle des conflits et traumatismes). Le psychopéristaltisme est ainsi un processus d’auto-régulation émotionnelle mais qui se bloque si la charge de stress, traumatisme ou conflit est trop grande. Pour le relancer, une écoute tactile et un dialogue « mains-corps » au niveau crânien ou sacré s’avèrera très efficace. 

 

Psycho corps 3           Psycho corps 2           Psycho corps 1

 

L’ensemble du travail est soutenu au niveau verbal. Un massage taoïste des organes du ventre peut compléter la libération du négatif émotionnel accumulé aux niveaux des organes, des muscles, des fascias, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, des nerfs. Ce sont de vraies manœuvres de détoxification. 

Enfin, un peu d'acupressure, de mobilisation passive, une sculpture sur le vif, proche du rolfing, et un stretching pourront venir compléter le travail pour fluidifier la circulation énergétique et mieux « enformer » le sujet, et cela s’effectue bien entendu sur plusieurs séances. Car il s’agit d’élargir et d’amplifier la conscience de soi, de ce que je suis. Vivre à travers la sensation de devenir qui je suis vraiment, d’être pleinement là, ici et maintenant.

Michel Galasse
Psycho-somatanalyste

Le Shiatsu TOUCHE TOUT - article de Stéphane Cuypers

Qui a déjà vu ou touché une pensée ?
Qui a déjà vu ou touché une émotion ?
Qui a déjà vu ou touché une âme ?
Shiatsu touchetout
Personne ! Pas même la science avec ses microscopes ! Nous voyons les effets de ces niveaux subtils sur nous-mêmes et sur les autres. C’est tout. Nous ne savons pas ce que c’est,  ni où c'est, nous voyons ce que cela fait.
Mais nous pouvons voir et toucher notre corps, ou d’autres corps. Ironiquement, le toucher, qui est à la portée de tous, est le sens le plus mal considéré, même dans notre Occident en apparence si libéré. Nous ne nous touchons plus, nous n’osons plus. Trop de connotations, trop d'idées là autour, qui viennent du mental, soit dit en passant. Nous devenons comme des entités qui évoluent l'une à côté de l'autre, enfermées dans leur bulle et "communiquant" à un niveau virtuel.
 
Or, un simple toucher, le franchissement d'un invisible barrage de quelques centimètres, permettrait déjà d'apaiser tellement de tensions, de problèmes entre personnes, d’agressivité, de solitude… On le voit bien : il suffit déjà de simplement poser les mains pour qu'une détente s'installe, la respiration s'apaise. Il y a l'intention, évidemment : le toucher se doit d'être bienveillant.
Quand commence la séance de shiatsu, le toucher reste bienveillant, et se fait équilibrant, régénérant, apaisant, dynamisant, selon les besoins. Il permet au corps du client de se rééquilibrer. Stéphane Vien fait remarquer que, si les mains sont au niveau du Coeur, ce n'est pas par hasard. il y a en shiatsu un engagement total du praticien : le hara (centre d'énergie) pousse, le coeur a l'intuition d'où aller (et guide donc les mains), la tête dit ce qu'elle veut (il y a évidemment un savoir là derrière). 
 
Tokujiro Namikoshi, un des pères du shiatsu, disait «  le shiatsu est comme l’amour maternel, il fait couler les ruisseaux de la vie ». Puis il éclatait d’un grand rire, HA HA HA. Le toucher est inconditionnel, il permet à l'énergie de circuler, mieux, de jaillir. Beaucoup de points en shiatsu réfèrent à l'eau et à son jaillissement. Le jaillissement implique une pression, une vitalité. Il est joyeux. Toucher rend joyeux, celui qui touche et celui qui est touché. 
 
Ce qui me paraît propre au shiatsu, c'est qu'en touchant le corps, nous travaillons aussi sur les pensées, les émotions et le spirituel. En Orient, l'être humain forme un tout, on ne le dissèque pas en plusieurs parties avec chacune leur spécialiste. Bien sûr, on peut faire des thérapies psychologiques, émotionnelles ou avoir une pratique spirituelle, et on obtiendra des résultats selon les besoins. Mais le shiatsu va toucher à tout, et va permettre le rééquilibrage. La première porte d’accès du monde subtil, c’est le corps, indissociable du reste. Question de vibration : la matière et l'énergie subtile sont une seule et même chose, seule la fréquence de vibration change. Tout le monde n'est pas capable de se transporter et d'agir sur les plans subtils. Par contre, tout le monde peut toucher tout le monde.
 
Mon Maître Y. Kawada disait que les psychopathes, tueurs en série et autres, étaient devenus insensibles à la souffrance humaine et au ressenti des autres, parce qu'ils n'avaient pas été touchés. C'est pourquoi il étaient séparés, sans état d'âme. Bien sûr, être touché, recevoir de la bienveillance et de la chaleur détend,  rend bienveillant et supprime la distance, la séparation d'avec les autres. Cela amène l'empathie et la compassion. Autant commencer très jeune en famille : j'encourage toujours les mères à masser leurs enfants. 
Notre mission de thérapeute en shiatsu, au-delà de l'écoute et de la prise en charge des demandes précises qui nous sont formulées et qui sont des symptômes,  est de toucher l’être en son entier et de le reconnecter à sa joie de vivre. Derrière les nuages, le soleil brille en permanence. Le sourire du client ou de la cliente, quand il ou elle nous dit "au-revoir", est notre plus belle récompense.
 

L'Atelier du Geste

Quand ça transe-forme l'épreuve

Quand la parole ne va pas de soi ou que l'on a déjà dit et redit, le mouvement reste toujours une issue : il suffit d'un geste, écrit François Roustang.
Le geste, sensible, eutonique, presqu'artistique, ouvre un espace transitionnel dans le sujet et entre les sujets. L'idée d'un atelier du geste m'est venue à partir des médiations et transitions corporelles que j'utilise en thérapie et à partir de ma pratique du tai ji quan. Il s'agit d'aider chacun à ressentir le mouvement vital et à l'oser, à explorer le corps dans ses possibilités, à franchir ses peurs et ses inhibitions, à circuler plus librement dans l'espace, y compris relationnel.

Comme le dit Vinciane Despret, il permet de trouver le régime de confiance de son corps et de son être. Les éprouvances proposées pour ouvrir les voies du plus-être de chacun viennent aussi bien des traditions du monde (yoga, shiatsu, tai ji quan, transe Terpsichore des derviches, danse primitive, méditation...) que des créations contemporaines (Feldenkrais, Body mind movement, contact-improvisation, buto, eutonie, ...).

Le geste rythmique, ludique, communicatif ... ouvre, étaye, contient, crée. D'y être d'abord quelque peu tendu, le sujet trouve vite comment tendre vers l'insu de soi et vers les autres. En sentant partout à la fois au même instant (F. Roustang), l'être prend conscience de son potentiel et de sa plasticité. Ici et maintenant, vient la recherche de confort, de sécurité, de plaisir, de reconnaissance et de sens, à travers le mouvement co-senti, le contact et le lâcher-prise. La tension de l'atelier du geste est une tension ouvrante et contenante à la fois, qui permet une meilleure régulation tonique, un recentrement progressif et une meilleure intégration posturale, l'assouplissement des défenses, la recherche des ressources internes et l'audace de nouveaux déploiements de soi.

Se sentir enraciné, redevenir mobile et mobilisable, entrer dans les rythmes primaires de nos échanges avec le monde, en remettant en jeu les qualités plastiques de son être, sa consistance, son élasticité, sa retenue, ses élans et ressorts, chaque participant-e, par ce qu'il/elle accepte de vivre dans le groupe (de recevoir et de donner), est attiré-e vers des niveaux de présence, de régulation, d'organisation, de stabilité structurelle, d'expériences émotionnelles et relationnelles, plus intégratifs. S'adressant aux personnes éprouvées par la vie, il permet l'émergence de possibilités insoupçonnées.

Le sujet de l'épreuve se laisse surprendre au gré des trajets qui lui sont proposés par son désir d'oser, oser vivre, oser sentir et être. En se produisant, les corps-sujets rencontrent un nouveau flitre d'être, ils ouvrent leurs tissus connectifs, leurs cellules et leurs atomes et se permettent d'improviser, de composer et d'entrer dans l'insolite et le subtil.

{Extrait du livre de Michel Galasse, Mouvement et travail corporel en psychanalyse, Dangles 2012}